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Comment votre séchoir solaire est financé : les CEE
Le dispositif des certificats d'économies d'énergie finance les séchoirs solaires du bois et de l'agriculture, via une fiche standardisée. Voici la version courte que je donne aux producteurs — et surtout comment reconnaître une offre sérieuse d'un démarchage abusif.
La fiche AGRI-EQ-110, en version courte
Les CEE obligent les fournisseurs d'énergie à financer des travaux d'économies d'énergie chez les professionnels. Pour le séchage solaire, l'opération correspond à une fiche standardisée : AGRI-EQ-110. La prime est calculée au kW thermique installé et peut, selon les configurations, couvrir jusqu'à 100 % du coût de l'installation*.
- Ce que finance la fiche
- Un système complet de séchage solaire par insufflation d'air : panneaux hybrides, ventilateur(s), chambre d'aspiration et chambre de compression.
- Le procédé exigé
- Un séchage par insufflation d'air basse température, 25 à 40 °C, dans un bâtiment fermé — exactement le séchage lent et maîtrisé qui préserve le bois.
- Les conditions côté équipement
- Panneaux certifiés IEC 61215 et IEC 61730, puissance thermique mesurée selon ISO 9806, productivité des capteurs conforme au seuil requis.
- Les conditions côté site
- Une entreprise avec SIRET, un bâtiment ou hangar fermé, la propriété du site ou un bail long, et une surface de toiture suffisante pour dimensionner l'installation.
- Le contrôle
- Un contrôle sur site par un organisme accrédité COFRAC pour chaque dossier. C'est une obligation du dispositif — et une preuve de sérieux.
*Prise en charge jusqu'à 100 % sur l'offre standard, sous conditions d'éligibilité au dispositif CEE (fiche AGRI-EQ-110). Montant établi au cas par cas selon la puissance installée et la configuration.
Grille anti-arnaque : reconnaître une offre sérieuse
Le secteur des aides a laissé de mauvais souvenirs : isolation à 1 €, hangars « offerts », LED miracles. Un dossier CEE sérieux se reconnaît à des signes simples. Ce qui doit être présent :
Un devis écrit et détaillé Poste par poste, avec le reste à charge affiché noir sur blanc — jamais un simple montant global à l'oral.
Un contrôle COFRAC annoncé d'emblée L'installateur sérieux le présente comme normal, car il sait que son dossier passera l'inspection sur site.
Des références visitables Des installations réelles, chez de vrais professionnels du bois ou de l'agriculture, que vous pouvez aller voir.
Un reste à charge écrit et assumé Le « jusqu'à 100 % » est présenté avec ses conditions, pas comme une certitude vendue à l'entrée.
Le temps de décider Vous consultez votre expert-comptable (CERFRANCE), vous comparez, vous signez à froid.
À l'inverse, ce qui doit vous faire fuir :
Le mot « gratuit » sec Aucune installation n'est gratuite : il y a un financement, des conditions et souvent un reste à charge. « Gratuit » sans astérisque est un signal d'alerte.
La pression à signer tout de suite « L'offre finit ce soir », « il ne reste qu'une place » — un dossier CEE ne se signe pas dans l'urgence.
Aucun écrit, aucun contrôle mentionné Pas de devis détaillé, pas un mot sur le COFRAC : passez votre chemin.
Un gain chiffré « garanti » Les économies dépendent de votre volume et de votre énergie actuelle. Une promesse de chiffre garanti n'est pas sérieuse.
Un doute sur votre éligibilité ? Vérifions-le ensemble
Activité, bâtiment, toiture, volume : quelques questions suffisent pour savoir si votre site remplit les conditions du dispositif. Réponse claire, sans engagement.
Vérifier mon éligibilité En parler sur WhatsAppOu directement : +33 7 60 77 77 31